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Amour maternel

L'histoire d'Erin Barrett

Vancouver, Colombie-Britannique
27 octobre 2016

Erin Barrett with Edie

Lorsque vous êtes une mère, vous vous rappelez toujours des moments spéciaux que vous passez avec vos enfants. Pendant mes traitements, alors que j’étais au lit, je me rappelle m’être dit « en ce moment même, il y a des centaines de milliers de mères qui se chicanent avec leurs enfants à l’épicerie », et j’aurais donné n’importe quoi pour être dans une épicerie, en train de me chicaner avec mes enfants. Tous ces petits moments – les bons comme les mauvais – j’aurais tellement voulu avoir la garantie que je pourrais en profiter pendant toute ma vie. Toute une vie à se chicaner à l’épicerie et à s’amuser ensemble sur les balançoires.

Mais le cancer n’offre pas de garanties. Il s’accompagne plutôt d’un mélange d’émotions : peur, amour, tristesse, colère, désespoir et espoir. Et pourtant, même quand je me sentais le plus mal, que j’étais au lit et que je ne pouvais pas être la mère que je souhaitais être pour mes deux enfants, je ressentais tellement d’amour.

J’ai reçu mon diagnostic alors que j’étais enceinte de 36 semaines. À 37 semaines, j’ai donné naissance à ma fille Edie, et je me suis débarrassée d’une affreuse tumeur géante. À cause de mes traitements de chimio, j’ai dû arrêter d’allaiter Edie au bout de huit semaines. J’étais vraiment triste que le cancer perturbe sa jeune vie. Ce n’est pas ce que je souhaitais pour elle. Et pourtant, malgré ma tristesse, j’ai été témoin de tellement d’altruisme que je peine encore à exprimer ma gratitude. Ma meilleure amie a fait appel à de nombreuses femmes, qui ont donné leur lait pour elle. Chaque semaine, je recevais une glacière remplie du lait congelé de femmes que je n’avais jamais rencontrées. Des mères qui s’étaient mobilisées pour m’aider à élever ma fille. Pour faire pour ma fille ce que je ne pouvais plus faire moi-même.

Durant mes traitements, je pensais souvent au fait que pour beaucoup trop de mères, aujourd’hui était la dernière journée qu’elles passeraient avec leurs enfants. Je suis l’une des femmes qui ont eu beaucoup de chance. Aujourd’hui n’est pas ma dernière journée et j’ai décidé que je devais à toutes ces mères de profiter au maximum de chaque journée, d’aimer mes enfants de tout mon cœur – les chicanes à l’épicerie et tout le reste – et de vivre pleinement ma vie. Quand j’étais clouée au lit, je voulais désespérément sortir dehors et passer du temps avec mes enfants. Maintenant que je peux le faire, il n’est pas question que je laisse passer ces moments.

Six mois après mes traitements, j’ai couru un 5 km. J’ai couru tout le long de la Randonnée de l’espoir de Cancer de l’ovaire Canada. J’étais plutôt lente, et à un moment donné, une autre survivante m’a dépassée à vive allure. Ça m’a fait tellement plaisir. J’étais heureuse qu’elle me laisse loin derrière. Cela m’a incité à continuer à avancer, à continuer à courir, et à accorder la priorité à ma santé. L’année prochaine, je suis déterminée à courir tout le parcours à ses côtés. Je vais la suivre, un pas à la fois et un dollar à la fois.

Il n’est jamais facile de demander de l’argent. Mais demander de l’argent quand vous savez qu’il sera dépensé judicieusement pour sauver des vies et aider des familles comme la mienne, c’est facile. J’ai constaté personnellement comment la recherche peut sauver des vies. Des vies comme la mienne. C’est pourquoi je vous demande de faire un don à la Randonnée de l’espoir de Cancer de l’ovaire Canada. Grâce à votre don, des femmes comme moi pourront voir leurs enfants grandir. Et je ne pourrais jamais vous en remercier assez.

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Erin Barrett

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