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Une femme de Montréal désire dissiper les idées fausses au sujet du cancer de l’ovaire

L'histoire de Cathy Di Fruscia 

Montréal, Québec
11 août 2017

Lors de sa première visite chez son nouveau médecin, Cathy Di Fruscia a subi un examen physique de routine. Elle ne s’attendait vraiment pas à découvrir qu’elle avait le cancer de l’ovaire.

« Alors qu’elle tâtait mon abdomen, elle m’a dit qu’elle sentait une masse et m’a suggéré un examen interne, explique Cathy. C’est alors que j’ai compris que je pouvais avoir un problème sérieux. »

Cathy a été dirigée vers un spécialiste et l’échographie a permis de découvrir une masse de 15 cm sur son ovaire droit.

« On m’a dit de prendre rendez-vous à l’hôpital pour faire examiner la masse et discuter de son ablation. Je voulais aller à un hôpital en particulier, l’Hôpital juif de Montréal, alors j’ai pris le prochain rendez-vous disponible, quelques mois plus tard », poursuit Cathy.

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Cathy et ses filles

Mais quand elle a commencé à avoir des douleurs intenses à l’abdomen, sa fille l’a amenée à l’urgence.

Les médecins lui ont annoncé que la masse avait déjà grossi de 5 cm. « On m’a donné un rendez-vous pour une intervention chirurgicale d’urgence environ un mois avant mon rendez-vous original », ajoute Cathy.

Par la suite, Cathy a subi 18 rondes de chimiothérapie et a commencé à se demander pourquoi elle ne s’était pas rendu compte plus rapidement que quelque chose clochait.

« Mes symptômes étaient mineurs; j’étais très fatiguée, mais je me disais que c’était parce que je travaillais trop. Je me sentais ballonnée, mais je ne pensais pas qu’il y avait lieu de m’inquiéter. Quand mon ventre a commencé à être sensible, j’ai même dit à mon mari que mes abdominaux étaient plus forts parce que j’avais entrepris un nouveau programme d’entraînement. Je ne voulais pas trop y penser; je me disais que ça pouvait attendre mon prochain examen annuel. »

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Cathy et son mari

Les symptômes du cancer de l’ovaire peuvent être subtils et ils sont souvent confondus avec ceux d’autres problèmes de santé. La maladie est difficile à dépister, c’est bien connu.

Cathy fait aujourd’hui face à une récidive. Lorsqu’elle parle de son diagnostic, elle est étonnée d’entendre des idées fausses au sujet de la maladie.

« De nombreuses personnes m’ont demandé pourquoi je n’avais pas subi des tests Pap annuels, sans savoir que ces examens n’auraient pas permis de détecter mon cancer », déclare-t-elle.

Le cancer de l’ovaire est le cancer féminin le plus mortel. Et pourtant, il n’existe aucun test de dépistage fiable de cette maladie. Le test Pap permet uniquement de dépister le cancer du col de l’utérus.

« Ma fille a fait des recherches pour trouver plus d’information. C’est ainsi qu’elle a découvert Cancer de l’ovaire Canada et elle a immédiatement contacté l’organisme. Elle a commencé à travailler comme bénévole et elle a entendu parler de la Randonnée de l’espoir. »

Depuis ses débuts en 2002, la Randonnée de l’espoir de Cancer de l’ovaire Canada a permis de recueillir plus de 23 millions de dollars pour soutenir les femmes, sensibiliser la population et financer la recherche. Cette année, la Randonnée se déroulera dans plus de 35 emplacements d’un bout à l’autre du Canada.

« Mes filles et moi sommes très actives et nous avons participé à des marches pour d’autres œuvres de bienfaisance par le passé. Nous nous sommes donc dit pourquoi ne pas marcher pour appuyer une cause qui nous a touchées personnellement? »

Le 10 septembre, Cathy participera à la Randonnée de l’espoir de Cancer de l’ovaire Canada avec ses trois filles, son mari et son équipe, Les Invincibles, au Parc Angrignon de Montréal. Elle prendra également la parole devant les autres participants. Inscrivez-vous dès aujourd'hui.

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Cathy et sa famille


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