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Une femme de Victoria en phase terminale demande des dons à Cancer de l’ovaire Canada au lieu de cadeaux pour ses 60 ans

L'histoire de Kathleen Ward

Victoria, Colombie-Britannique
20 juilllet 2017

Victoria, en Colombie-Britannique, est reconnue pour ses parcs pittoresques qui attirent de nombreuses personnes dans la région pour y pratiquer des activités de plein air – et Kathleen Ward ne fait pas exception à la règle. « C’est comme vivre dans une boîte de chocolat. Il y a tant de délices à découvrir », explique-t-elle.

Passionnée d’aventure, cette femme de 59 ans déclare qu’elle a toujours mené une vie saine. Elle a donc été choquée de recevoir un diagnostic de cancer de l’ovaire. « Je suis le genre de femme qui mange du granola, qui fait du yoga, de la randonnée et du vélo de montagne – c’était impossible que j’aie le cancer, ajoute-t-elle. J’ai été complètement soufflée. »

Après avoir reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire au stade IIIc en août 2015, Kathleen a subi une hystérectomie et 18 rondes de chimiothérapie. Ce fut éprouvant, mais elle restait convaincue que le fait de mener une vie active en plein air favoriserait sa guérison et garantirait sa santé mentale. Elle a donc continué ses promenades quotidiennes, même quand elle se sentait mal.

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Kathleen Ward en randonnée, août 2016

Au début 2016, ses médecins lui ont dit que son cancer était en rémission, alors Kathleen et son mari ont acheté un véhicule récréatif et ont pris la route. « J’ai commencé à cocher les activités sur ma liste de choses à faire avant de mourir. Nous avons fait du canot sur la rivière Yukon, puis nous avons randonné sur la piste Chilkoot. »

La piste Chilkoot est un sentier de 53 km qui traverse la chaîne côtière et s’étend de Dyea en Alaska jusqu’à Bennet en Colombie-Britannique. Un jour, Kathleen a rencontré un groupe de randonneurs qui étaient également étudiants en médecine. « Chose étrange, ils m’ont raconté qu’ils étudiaient l’immunologie et le cancer de l’ovaire. » Ils n’avaient jamais rencontré une femme atteinte du cancer de l’ovaire – et Kathleen n’avait jamais rencontré personne qui étudiait cette maladie.

Au Canada, 2 800 femmes reçoivent un diagnostic de cancer de l’ovaire chaque année, et 56 % d’entre elles ne survivent pas au-delà de cinq ans. Le taux de survie des femmes atteintes du cancer de l’ovaire n’a pas augmenté depuis 50 ans, en partie en raison du manque de financement de la recherche sur cette maladie. « J’ai dit à ces chercheurs de retourner à l’université le plus rapidement possible parce qu’ils pourraient bien me sauver la vie un jour », raconte Kathleen.

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Kathleen Ward faisant ce qu’elle aime, du ski dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, en avril 2017

Pour leur prochaine aventure, Kathleen et son mari se sont rendus dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, l’hiver dernier pour faire plus de 1000 kilomètres en ski de fond. « Grâce à la production d’endorphines suscitée par l’air frais et l’exercice entre amis, je me sentais beaucoup mieux et j’ai commencé à espérer que le cancer n’avait été qu’un léger obstacle sur ma route », se souvient-elle.

Mais elle a appris une mauvaise nouvelle lors de son examen de santé suivant, en mars. Elle a découvert que son cancer s’était propagé à des organes vitaux, dont ses poumons et son foie. « J’ai été complètement renversée. » 

C’est alors que Kathleen a entendu parler de la Randonnée de l’espoir de Cancer de l’ovaire Canada et qu’elle a décidé de s’impliquer. « Quand la vie vous donne des citrons, faites-en de la limonade, déclare-t-elle. La Randonnée correspond tout à fait à mon amour du plein air et à ma conviction des bienfaits de la marche pour se sentir mieux quand on a le cancer. J’ai donc décidé de me lancer un défi et d’essayer d’aider d’autres personnes. » 

À l’approche de son 60e anniversaire, Kathleen a eu l’idée de demander aux gens de faire un don de 60 $ à Cancer de l’ovaire Canada, et elle a mis sur pied une équipe pour la Randonnée de l’espoir appelée « Kathleen’s $60 for Sixty », avec comme objectif de recueillir 10 000 $.

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Kathleen Ward qui « prend ses ovaires en main » lors d’un traitement de chimiothérapie, juillet 2017

« Au début, j’avais un peu peur de faire une telle déclaration publique. Je n’étais pas certaine de vouloir partager mon histoire. » Mais elle s’est dit que c’était l’occasion de tirer quelque chose de positif de son diagnostic, alors elle a envoyé une lettre aux membres de sa famille, à ses amis et à ses collègues pour leur expliquer pourquoi elle avait décidé de s’impliquer dans la Randonnée. « J’ai finalement pris mes ovaires en main, j’ai trouvé le courage d’écrire mon histoire et j’ai appuyé sur Transmettre. » 

La réaction a été étonnante. « J’ai été abasourdie du déluge de courriels que j’ai reçus. » Kathleen a déjà dépassé son objectif de collecte de fonds. « Ce courriel circule toujours et je ne peux croire à quel point les gens ont été généreux. Je suis très reconnaissante envers tous ceux qui ont fait un don et tous ceux qui prévoient se joindre à moi le jour de la Randonnée. » 

La Randonnée de l’espoir de Cancer de l’ovaire Canada est la seule marche au Canada visant à braquer tous les projecteurs sur le cancer de l’ovaire et à recueillir des fonds pour vaincre cette maladie. Elle aura lieu le 10 septembre à l’Université Royal Roads de Victoria, et dans plus de 35 communautés d’un bout à l’autre du pays. Inscrivez-vous ou faites un don dès aujourd'hui.

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